dimanche 12 octobre 2008

Le Barbare et la Geisha


Dans ce film de John Huston datant de 1958, la geisha Okitchi témoigne de l’aventure de Townsend Harris, Consul Général d’Amérique qui, en 1856, fût le premier diplomate admis dans « l’Empire Interdit ».

Ce film, tourné entièrement au Japon, marque les débuts de la comédienne japonaise Eiko Ondo. Il s’agit en fait d’un flash-back commenté en voix off par la geisha, envoyée par le gouverneur de son village afin « d’agrémenter » le séjour d’Harris.

C’est John Wayne qui incarne ce diplomate américain venu convertir le Japon au commerce international. Obligés d’assumer leur cohabitation, nos personnages s’installent dans un quotidien où les uns et les autres se découvrent à travers leurs différents modes de vie. Huston nous livre dans ce récit une des premières représentations du Japon ancestral au cinéma, incarné par un hermétisme aux changements imposés par un monde se modernisant.

Entre choc des cultures et nationalisme, on assiste à la démonstration de l’isolationnisme japonais de l’époque, quitte à se retrouver au ban des nations. La question de l’ouverture divisait alors le pays du soleil levant en deux clans, opposant ceux qui estimaient l’ouverture nécessaire à ceux qui associaient l’étranger à un danger. Il y évoque le caractère inéluctable de la marche vers le progrès, tentant d’apporter une définition de la notion en naviguant au milieu des règles de la diplomatie.

Il ne tombe pas dans la facilité, essayant d’aborder les raisons de la méfiance d’une nation n’ayant connu aucune guerre depuis deux siècles envers une autre qui la cultive, même au nom de la liberté. Dans le même souci, il témoigne de la préoccupation sincère de cette dernière de faire cesser certaines mentalités rétrogrades. Une belle fresque, très actuelle, relatant une histoire d’amitié et d’amour impossible.

Il est significatif de que réalisateur est utilisé une geisha comme représentante du japon dans ce film, cela démontre les clichés et la fascination que celles-ci exerçaient sur les occidentaux à l’époque. A noter que le vrai Harris mourut à New York en 1878 tandis que la vraie Okichi se suicida en 1892 au Japon.

dimanche 1 juin 2008

Nos poupées Geisha



Nous vous invitons à venir découvrir dans notre boutique nos poupées Geisha de collections qui donneront à votre intèrieur une ambiance nippone :

jeudi 1 mai 2008

Les spectacles de Geisha



Les spectacles de Geisha sont parmi les plus beaux du japon. Ils existent différents types de spectacles, en fonction des spécialités des geisha.

Les geisha danseuses se produisent lors de festivals de danse. Les festivals les plus célèbres de Kyoto sont le Kamogawa Odori (« danse du fleuve Kamo ») à Ponto-chô, et le Miyako Odori (« danse de la capitale ») à Gion.

Le Miyako Odori a débuté à l'occasion de l'Exposition Universelle de Kyoto en 1871. Le Kamogawa Odori a débuté en 1872, et depuis, il a lieu tous les ans en mai et en octobre ; il n'a été interrompu qu'en 1945, au moment de la fermeture des okiya pendant la seconde guerre mondiale.

Lors de ces festivals, les geisha donnent des représentations de danse traditionnelle, mais aussi de théâtre kabuki, en particulier pour le Kamogawa Odo .Le kabuki est la forme épique du théâtre japonais traditionnel. Centré sur un jeu d'acteur à la fois spectaculaire et codifié, il se distingue par le maquillage élaboré des acteurs et l'abondance de dispositifs scéniques destinés à souligner les paroxysmes et les retournements de la pièce.

mardi 1 avril 2008

Gion, le quartier des Geisha à Kyoto, de nos jours



Si vous avez la chance de vous rendre au Japon, je vous invite à visiter le quartier des Geisha. Le quartier de Gion vient d’ailleurs souvent à l'esprit lorsqu'on évoque Kyoto. Dans les rues aux maisons évoquant la perfection architecturale de l'ancien Japon et où se promènent les élégantes maiko (apprenties geisha), vous retrouverez une atmosphère unique. C'est l'un des quartiers de geisha les plus traditionnels où les maisons anciennes bien préservées rappellent le Kyoto de jadis. Vous pourrez sans doute y croiser des geiko près des traditionnellles maisons de thé. C'est également un lieu où se trouvent de nombreuses boutiques vendant des objets traditionnels typiques de l'artisanat d'art de la ville.

Le théâtre du quartier de Gion propose une à deux fois par jour des représentations d'une heure pour découvrir les arts et spectacles traditionnels japonais. La cérémonie du thé, l'arrangement floral, la musique de cour gagaku, le bunraku (théâtre de marionnettes), la comédie classique kyogen, la danse traditonnelle kyoma et la harpe koto sont présentés, accompagnés d'un commentaire en anglais.

Gion se divise en deux hanamachi (quartiers de geisha) : Gion Higashi et Gion Kôbu. Malgré le déclin du nombre de geishas depuis une centaine d'années, ces quartiers restent célèbres pour ce qui est de la préservation des traditions. Aujourd'hui, une partie de ce district est classé patrimoine historique du Japon.

Contrairement à la croyance populaire, Gion n'est pas un quartier de prostitution puisque les geishas ne pratiquent pas la prostitution. C’est dans ce quartier que débute le Gion Matsuri, une fête initialement instaurée en 869 pour lutter contre la peste qui ravageait la ville à l'époque. Le soir du 16 juillet, tous les quartiers traditionnels sont illuminés et décorés avec des lanternes, des tentures et des bannières de fleurs. Le lendemain matin, la grande procession débute au sanctuaire Yasaka.A lieu alors un véritable défilés d'une trentaine de chars accompagnés de flûtes, de tambours et de gongs. Ces chars représentent les différents quartiers ou corporations de la ville.

samedi 8 mars 2008

Tous nos sites et blogs asiatiques

Vous êtes de nombreux passionnés d’asie a nous demander la liste complète de nos sites et blogs, la voici :

http://www.ruyi-france.com
http://culture-chine.blogspot.com
http://yunnan-chine.blogspot.com
http://geisha-gheishas.blogspot.com/
http://yakusa-yakusas.blogspot.com/
http://samourai-ronin.blogspot.com/
http://boutiques-asiatiques.blogspot.com/
http://ninja-ninjas.blogspot.com/
http://shopping-asiatique.blogspot.com
http://papier-decoupe.blogspot.com/
http://film-asiatique.blogspot.com/
http://livres-asiatiques.blogspot.com/
http://bd-asiatiques.blogspot.com/
http://jdr-asiatiques.blogspot.com/
http://eventails.blogspot.com/
http://peignes.blogspot.com/
http://batik-batiks.blogspot.com/

samedi 1 mars 2008

Les courtisanes, les rivales des Geisha


Les oiran (premières fleurs) étaient des courtisanes et prostituées de haut-rang. Ce sont les principaux personnages du monde des fleurs et des saules. Il n'y a pas de confusion possible entre une geisha (une artiste) et une oiran, pourtant il arrivait qu'elles soient rivales pour séduire les puissants seigneurs du japon.


Parmi les oiran, celles de la plus haute classe étaient appelées tayû (or). Il en existe encore quelques-unes au Japon qui ne véhiculent plus que les aspects culturels du métier (danse, cérémonie de thé...) lors de représentations, la prostitution ayant été interdite après la seconde guerre mondiale au Japon.


Les courtisanes avaient peu de chances de quitter les quartiers qui leur étaient réservés aet pouvaient encore moins s'en échapper. Celles qui tentaient de s'enfuir étaient toujours rattrapées et sévèrement punies.À partir de 18 h, chaque soir, ces femmes étaient exposées derrière les barreaux du rez-de-chaussée de la maison, comme des mannequins dans une devanture. Les clients potentiels s'arrêtaient devant ces « vitrines-prisons » pour regarder les courtisanes et en choisir une. Suivant le rang de la prostituée, l'affaire était plus ou moins vite réglée. Les tayû n'avaient pas de relations avec le client avant sa troisième visite, toute aussi onéreuse que les deux premières.


Les courtisanes de haut rang avaient souvent deux apprenties, appelées kamuro, qui l'accompagnaient et la servaient. En échange de la formation qui leur était donnée, la courtisane les habillait selon ses goûts. Ces kamuro sont donc souvent facilement reconnaissables sur les estampes car, en dehors de leur obi (ceinture) noué sur l'avant comme la courtisane, elles portent chacune exactement le même kimono.


Il est de nos jours très facile de différencier une tayû d'une geisha.Les tayû portent une coiffure ostentatoire ornée de nombreuses grandes épingles à cheveux orangées. Elles nouent également l' obi de leur kimono sur l'avant. Leur démarche est également différente de celle des geisha en faisant des grands cercles vers l'extérieur avec le pied.


En aucun cas une oiran ne peut atteindre la considération et la place d’honneur dans la société japonaise qu’a une Geisha.

vendredi 1 février 2008

Hommage à Mineko Iwasaki



Jugée digne, à l'âge de trois ans, de devenir l'héritière de la « maison de geishas » la plus prisée de Kyoto, Mineko Iwasaki décide de quitter ses parents pour les sauver de la misère. On lui apprend la danse, la musique, la calligraphie, la discipline. Mais elle découvre peu à peu, derrière les kimonos de soie et les réceptions prestigieuses - où magnats de l'industrie, monstres sacrés du cinéma et têtes couronnées se disputent sa compagnie dans les année 60 et 70. C'est d'ailleurs elle qui a conseillé l'auteur Arthur Golden pour son best seller, "Geisha". Relation qui a mal tournée puisqu'elle a poursuivit monsieur Golden pour avoir écrit son nom à la fin du livre dans les remerciments, alors qu'elle désirait rester anonyme.


Dans sa biographie, Ma vie de Geisha, elle nous offre le témoignage boulversant de son histoire hors du commun : "On a dit de moi que j’étais la plus grande geisha de ma génération. Certes, j’ai receuilli les plus beaux succès. Mon destin a été jalonné d’extraordinaires défis et de merveilleuses gratifications. Et pourtant les astreintes de ce qui est plus qu’une profession - un véritable sacerdoce - m’ont finalement poussée à l’abandonner... Il est temps de lever les voiles du mystère qui plane autour de la vie des geishas. Je veux briser un silence vieux de trois cents ans. Je vous invite à me suivre dans le monde des fleurs et des saules, le monde de Gion-Kobu".

Je vous invite à lire son livre, il est l’essence même de la culture geisha.